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Chaire de recherche UQAM sur la méthodologie et l’épistémologie de la recherche partenariale


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Nouvelles

Nouvelle publication sur les recherches partenariales et collaboratives

"Que sont les recherches partenariales et collaboratives ? Différant du mode majoritaire de recherche académique ou universitaire, ce type de recherches se fonde sur des coopérations entre acteurs hétérogènes, qui sont sources de co-construction de recherche et de co-production de connaissances. En France, le terme de « recherche collaborative » est utilisé, alors qu’au Québec, celui de « recherche partenariale » est privilégié. Pour l’essentiel, il s’agit de recherches associant, d’une part, les chercheurs universitaires dont la recherche est l’activité professionnelle et, d’autre part, des acteurs d’autres milieux professionnels, associatifs ou de la société civile, c’est-à-dire des acteurs en dehors des sphères universitaires ou apparentées. Cet ouvrage explore et approfondit ce champ de pratiques qualifié ici de « recherche partenariale et collaborative ». Ces recherches partenariales et collaboratives ne s’accompagnent pas toujours d’une volonté d’action transformatrice (comme c’est par contre explicitement le cas dans la recherche-action ou la recherche-­intervention) et peuvent avoir avant tout une visée cognitive et épistémique.

L’ouvrage permet d’approfondir et de systématiser ces pratiques de recherche en les inscrivant dans les approches de recherche actuelles. Il offre des clés de compréhension et d’analyses essentielles pour prendre la mesure des intérêts et des enjeux, notamment scientifiques et sociaux, de ces recherches partenariales et collaboratives devenues ici un objet de recherche. L’ouvrage repose sur des collaborations internationales de longue durée, menées entre une vingtaine de chercheurs français, québécois et suisses issus de plusieurs disciplines des sciences humaines et sociales." (Gillet, A. et Tremblay, D.-G., 2017) 

Les recherches partenariales et collaboratives- Presses de l'Université du Québec à Montréal

La revue Éducation et socialisation fait paraître un numéro intitulé "Collaborations chercheur(s)-praticien(s): nouvelles formes, nouveaux enjeux?-Varia"

Prenez connaissance de ce numéro: Revue Éducation et socialisation

SÉMINAIRE- Bilan réflexif sur mon parcours de chercheure engagée avec les milieux syndical et communautaire

La Chaire de recherche UQAM sur la méthodologie et l'épistémologie de la recherche partenariale vous invite, le jeudi 12 octobre, de 13h30 à 16h30, à un séminaire intitulé:"La recherche participative: une approche qui optimise les retombées et la science". La principale conférencière de l'événement sera Donna Mergler. L'événement se tiendra à l'Université du Québec à Montréal, au DS-1950 (Pavillon J.-A.-Desèves). Information et inscription: fontan.jean-marc@uqam.ca 

Séminaire de Donna Mergler

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Éditorial

L'INSPQ ouvre la porte à la recherche partenariale

La fin d’année est souvent un moment privilégié pour prendre connaissance de certains textes qui auraient pu nous échapper dans le tourbillon des activités. Lors d’un marathon de rencontres récentes avec les nouveaux acteurs de la santé dans les Laurentides (Centre intégré de santé et de services sociaux des Laurentides (CISSS) des Laurentides), où il a été abondamment question du développement des communautés locales et du travail de recherche poursuivi par les chercheurs de l’UQO (Université du Québec en Outaouais), un texte produit par l’Institut national de santé publique (INSPQ) a été mentionné. Publié en 2014, Le Dispositif participatif de caractérisation des communautés locales : évaluation d’implantation dans trois régions du Québec allie la confection de portraits quantitatifs de communautés locales à des exercices locaux de réflexion sur le potentiel de chaque communauté dans une perspective de mise en mouvement des communautés. Les résultats portent sur trois régions. Le contexte d’émergence du Dispositif est ainsi présenté :

«Même si les communautés n’ont pas attendu la santé publique pour entreprendre des actions de développement et que les Centres de santé et de services sociaux (CSSS) n’ont pas été à la remorque des politiques pour soutenir les communautés, notamment à travers les pratiques d’organisation communautaire, le développement des communautés met du temps à gagner l’ensemble des façons de faire dans les CSSS et est encore loin de faire l’unanimité. On sent toutefois que cette approche jouit d’une visibilité grandissante : la responsabilité populationnelle amène les CSSS à développer des approches de proximité avec les communautés locales tandis que les municipalités et les MRC doivent apprendre à travailler avec les institutions de leur territoire. Pour plusieurs institutions cependant, s’engager à travailler avec les communautés représente un défi; elles doivent amorcer un important changement de pratiques pour lequel elles se sentent souvent peu outillées. Leurs besoins de soutien, d’accompagnement, de formation et d’accès à des outils adaptés apparaissent importants.»  https://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1785_Caracterisation_Communautes_Locales.pdf

Cette ouverture de la santé publique est prometteuse du point de vue de la recherche partenariale avec les collectivités. De nouveaux partenariats se dessinent.

 

Sylvie B. de Grosbois, UQO

Un colloque productif

Le colloque étudiant sur la recherche partenariale tenu à l’UQAM le 20 novembre dernier a réuni une quarantaine de personnes. Cette activité réflexive nous a permis de constater l’étendue des disciplines qui font appel à la recherche partenariale. Au-delà de la production de nouvelles connaissances propres à toute recherche, on perçoit aussi, dans les différents projets présentés, un souci que ces nouvelles connaissances servent à différents acteurs sociaux : institutions publiques et parapubliques, communautés locales et organisations de la société civile. La recherche, pour les différents partenaires mobilisés, devient un outil supplémentaire pour appuyer leur développement.

Comme tout colloque, celui de la Chaire a présenté des expériences enrichissantes et a suscité des pistes de réflexion. Nous en retenons deux.DSC 0512

Une première concerne la définition d’un partenaire de recherche. Dans les expériences présentées, cette définition pouvait se limiter au fait d’accepter d’être un terrain d’étude. Dans ce cas, le rôle et l’implication du « partenaire » sont très limités ou minimalistes. Il pouvait aussi s’agir de devenir co-chercheur à part entière et donc de participer à toutes les étapes et prises de décision. Les rôles pouvant varier grandement, il aurait été intéressant pour chaque cas présenté de préciser les rôles joués par les partenaires. La dynamique partenariale et ses effets sur la coproduction de connaissances ne sont sûrement pas les mêmes selon la place qu’occupent les partenaires dans une activité de recherche.

Une deuxième question porte sur l’engagement du chercheur. Ici aussi plusieurs cas de figure se présentent : du chercheur distancié par souci d’objectivité au chercheur militant par engagement politique. On peut se demander si dans le cadre d’une recherche partenariale, cette réflexion sur la nature de l’engagement du chercheur relève uniquement d’un choix personnel. Ne pourrait-elle pas faire partie des discussions avec les partenaires, de la même façon que sont débattues des questions touchant à la formulation des objectifs de la recherche ou encore le choix des outils méthodologiques? Prendre en considération les attentes des partenaires sur cette question, comme sur d’autres, permet de rendre plus transparentes les représentations en place du rôle et de la fonction de chacun.

Ce sont là deux pistes de réflexion. Il y en a certainement d’autres que vous pouvez partager avec nous.

Denis Bussières, doctorant, département de sociologie, UQAM

Rêvez notre ville

«Un rêve est un but. Mais il ne suffit pas de rêver. Il faut réfléchir au moyen d’atteindre ce but et élaborer un plan d’action...Je vous remercie de participer, mais surtout de contribuer à ce rêve collectif par la quantité de vos échanges et la qualité de vos idées. Je vous souhaite un excellent Forum de la communauté». 

C’est sur cette note invitante lancée par le Maire, que s’est déroulé le 24 septembre 2015 Photo forumà Saint-Jérôme, le premier Forum de la communauté. Près de 250 représentant.e.s du milieu communautaire, gouvernemental, paragouvernemental, de l’enseignement supérieur et des affaires, se sont rassemblé.e.s pour partager des idées et valider la mission, vision, les valeurs ainsi que les orientations stratégiques proposées.

Lors de ce Forum, des projets rassembleurs et porteurs pour la Ville et ses citoyen.ne.s ont été présentés par les participant.e.s. Des ateliers de travail collectif ont été organisés afin de les dits projets que la collectivité considère comme porteurs. Sous le thème « Saint-Jérôme, cité de possibilités », s’est déroulé un bel exercice inclusif.

Pour ma part, j’ai pu contribuer à quelques ateliers de travail abordant des projets tout aussi différents les uns des autres où chaque participant.e abordait divers enjeux selon ses perspectives. L’approche partenariale ainsi que la contribution de l’université ont été évoquées comme un acteur et une approche indispensables à l’application du concept de développement territorial intégré. Sur cette base, de nouvelles alliances ont été tissées, des collaborations ont été envisagées.  Les chercheur.e.s universitaires seront ainsi amené.e.s à s’intégrer à l’élaboration et surtout à l’accompagnement de nouveaux projets porteurs pour la communauté.

L’implication de l’université et des chercheur.e.s peut faire suite à l’expression d’une demande formulée en termes de besoins et d’aspirations à combler. Elle peut tout aussi bien se situer en amont et participer, comme ce fut le cas pour le Forum de la communauté à Saint-Jérôme, à l’élaboration des besoins et à la formulation des aspirations.

Sylvie B. de Grosbois, UQO

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