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Chaire de recherche UQAM sur la méthodologie et l’épistémologie de la recherche partenariale


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Nouvelles

SÉMINAIRE DU CRÉMIS

9e séminaire CRÉMIS

Appel à contributions

Programme de recherche-action pour un vieillissement actif de la population du Québec

Deux axes de recherche y sont proposés :

1. Participer dans sa communauté (lutte contre l’isolement social et mise en valeur du dialogue intergénérationnel)
2. Créer des environnements sains, sécuritaires et accueillants dans sa communauté (milieu de vie, transport et sentiment de sécurité)

Cette recherche-action doit inclure au moins un « organisme du milieu » œuvrant directement auprès des personnes âgées.

Le financement peut atteindre 175 000 $ par projet.

L’un des objectifs du Créneau personnes âgées est de favoriser la découverte de nouvelles connaissances afin de stimuler la réponse des entreprises d’économie sociale face aux défis du vieillissement de la population. C’est pourquoi nous encourageons les chercheurs de notre réseau à soumettre une proposition au FRQSC. À cet égard, sachez que nous pouvons vous appuyer dans vos démarches, et ce, pour la lettre d’intention et la demande complète. Par exemple, nous pourrons faire la relecture ou encore effectuer des tâches administratives.

Dates importantes :
· Lettre d’intention (max. 5 pages) : 28 août 2019 à 16 h
· Annonce des résultats (lettre d’intention) : semaine du 4 octobre
· Demande complète : 27 novembre 2019 à 16 h
· Annonce des résultats (demande) : 10 février 2020
· Début du projet : 15 février 2020

Pour plus d'information...

Appel à contributions et publication du no1 de la revue Ecrire le social sur la base de données CAIRN

Le numéro 1 de la revue "Ecrire le social" est disponible sur la base de données CAIRN ( https://www.cairn.info/revue-ecrire-le-social-la-revue-de-l-aifris.htm ).

C’est une avancée de taille pour le projet de  l’Association Internationale pour la Formation, la Recherche et l’Intervention Sociale (AIFRIS), qui a au cœur de son identité internationale, le croisement des savoirs. Cette revue ouvre un nouvel espace de valorisation des savoirs, savoirs issus de la pratique, savoirs émergents de la formation, savoirs portés par la rencontre de publics, de professionnels et de chercheurs. Donner la parole, via la médiation de l’écrit à celles et ceux qui ne trouvent pas ordinairement place dans les revues scientifiques, accompagner l’émergence de récits et de construction de connaissances, correspond parfaitement aux enjeux de croisements des savoirs tel que le défend la philosophie de l’AIFRIS.

L’APPEL À CONTRIBUTIONS pour le numéro 2 est ouvert. La date limite de dépôt des contributions est le 12 septembre 2019.

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Éditorial

L’univers de la recherche-action

Produire des connaissances est le propre de tout être humain. Il n’existe pas de monopole ou de métier particulier lié à la production des connaissances. Certes, la science est investie d’une mission à cet effet, mais elle partage cette scène avec tous les membres des communautés humaines. Si tout le monde produit des connaissances, ces dernières ne sont pas nécessairement entendues, reconnues et conservées, pas plus qu’elles ne sont produites de la même façon.

Certaines connaissent font jurisprudence, au sens où leur formulation trouve écho dans la société et elles en viennent à s’inscrire dans la tradition. D’autres sont produites par des autorités civiles, politiques ou religieuses. Ces dernières sont dictées par un ordre totalitaire de pensée où il est dit : « il en est ainsi et ainsi en est-il ». Enfin, nombre des connaissances sont dictées par une rationalité de base où l’expérience quotidienne forge un corpus de « connaissances expérientielles et de connaissances pratiques ». Enfin, des connaissances sont produites à partir d’une méthode spécifique de travail, appelée méthode scientifique. Cette méthode à l’avantage d’avoir des critères particuliers afin de juger la validité des « idées avancées ». Cette dernière méthode n’est pas plus encline à une vérité absolue mais elle est dotée d’un mode légitime l’action de douter et qui permet, ce faisant, la mise à l’épreuve du connu, du bien établi, et son remplacement par une autre vérité appelé à durer jusqu’au moment où elle sera remplacée par une autre vérité de l’éphémère.

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L'INSPQ ouvre la porte à la recherche partenariale

La fin d’année est souvent un moment privilégié pour prendre connaissance de certains textes qui auraient pu nous échapper dans le tourbillon des activités. Lors d’un marathon de rencontres récentes avec les nouveaux acteurs de la santé dans les Laurentides (Centre intégré de santé et de services sociaux des Laurentides (CISSS) des Laurentides), où il a été abondamment question du développement des communautés locales et du travail de recherche poursuivi par les chercheurs de l’UQO (Université du Québec en Outaouais), un texte produit par l’Institut national de santé publique (INSPQ) a été mentionné. Publié en 2014, Le Dispositif participatif de caractérisation des communautés locales : évaluation d’implantation dans trois régions du Québec allie la confection de portraits quantitatifs de communautés locales à des exercices locaux de réflexion sur le potentiel de chaque communauté dans une perspective de mise en mouvement des communautés. Les résultats portent sur trois régions. Le contexte d’émergence du Dispositif est ainsi présenté :

«Même si les communautés n’ont pas attendu la santé publique pour entreprendre des actions de développement et que les Centres de santé et de services sociaux (CSSS) n’ont pas été à la remorque des politiques pour soutenir les communautés, notamment à travers les pratiques d’organisation communautaire, le développement des communautés met du temps à gagner l’ensemble des façons de faire dans les CSSS et est encore loin de faire l’unanimité. On sent toutefois que cette approche jouit d’une visibilité grandissante : la responsabilité populationnelle amène les CSSS à développer des approches de proximité avec les communautés locales tandis que les municipalités et les MRC doivent apprendre à travailler avec les institutions de leur territoire. Pour plusieurs institutions cependant, s’engager à travailler avec les communautés représente un défi; elles doivent amorcer un important changement de pratiques pour lequel elles se sentent souvent peu outillées. Leurs besoins de soutien, d’accompagnement, de formation et d’accès à des outils adaptés apparaissent importants.»  https://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1785_Caracterisation_Communautes_Locales.pdf

Cette ouverture de la santé publique est prometteuse du point de vue de la recherche partenariale avec les collectivités. De nouveaux partenariats se dessinent.

 

Sylvie B. de Grosbois, UQO

Un colloque productif

Le colloque étudiant sur la recherche partenariale tenu à l’UQAM le 20 novembre dernier a réuni une quarantaine de personnes. Cette activité réflexive nous a permis de constater l’étendue des disciplines qui font appel à la recherche partenariale. Au-delà de la production de nouvelles connaissances propres à toute recherche, on perçoit aussi, dans les différents projets présentés, un souci que ces nouvelles connaissances servent à différents acteurs sociaux : institutions publiques et parapubliques, communautés locales et organisations de la société civile. La recherche, pour les différents partenaires mobilisés, devient un outil supplémentaire pour appuyer leur développement.

Comme tout colloque, celui de la Chaire a présenté des expériences enrichissantes et a suscité des pistes de réflexion. Nous en retenons deux.DSC 0512

Une première concerne la définition d’un partenaire de recherche. Dans les expériences présentées, cette définition pouvait se limiter au fait d’accepter d’être un terrain d’étude. Dans ce cas, le rôle et l’implication du « partenaire » sont très limités ou minimalistes. Il pouvait aussi s’agir de devenir co-chercheur à part entière et donc de participer à toutes les étapes et prises de décision. Les rôles pouvant varier grandement, il aurait été intéressant pour chaque cas présenté de préciser les rôles joués par les partenaires. La dynamique partenariale et ses effets sur la coproduction de connaissances ne sont sûrement pas les mêmes selon la place qu’occupent les partenaires dans une activité de recherche.

Une deuxième question porte sur l’engagement du chercheur. Ici aussi plusieurs cas de figure se présentent : du chercheur distancié par souci d’objectivité au chercheur militant par engagement politique. On peut se demander si dans le cadre d’une recherche partenariale, cette réflexion sur la nature de l’engagement du chercheur relève uniquement d’un choix personnel. Ne pourrait-elle pas faire partie des discussions avec les partenaires, de la même façon que sont débattues des questions touchant à la formulation des objectifs de la recherche ou encore le choix des outils méthodologiques? Prendre en considération les attentes des partenaires sur cette question, comme sur d’autres, permet de rendre plus transparentes les représentations en place du rôle et de la fonction de chacun.

Ce sont là deux pistes de réflexion. Il y en a certainement d’autres que vous pouvez partager avec nous.

Denis Bussières, doctorant, département de sociologie, UQAM

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